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L'Union - Sylvain Pohu
De retour de Duisbourg (Allemagne) après le Mondial U23, Jeanne Sellier a du mal à descendre de son nuage après quasiment un mois et demi loin des siens. Mais ces sacrifices en valaient la peine.
Prenez-vous conscience que vous êtes médaillée mondiale ?
On ne s'y attendait vraiment pas. C'est une bonne surprise, c'est même énorme ! Notre objectif était de rentrer en finale mais on ne s'attendait pas forcément à être médaillées.
Quand avez-vous commencé à croire que c'était possible ?
On a cherché à faire le meilleur temps possible en série pour être dans les trois premières et passer en demi-finale. On a vu qu'on avait le 5e temps, ce qui était plutôt encourageant pour nous. En demi, on a été derrière tout le long et on est remonté à la toute fin. C'est à ce moment-là qu'on s'est dit qu'on avait une carte à jouer. À part les deux premières, on avait déjà battu toutes les autres au temps ou dans la même course qu'elles et qu'en soit la médaille était atteignable.
Vous êtes un jeune bateau en plus.
Avec Louise, on s'est effectivement rencontré il y a un mois, en nous entraînant ensemble une semaine à Paris puis en stage terminal avec l'équipe de France sur le bassin de Bellecin. L'avenir du bateau ? Pour l'instant, on n'en sait rien. On va voir ce que la Fédération propose.
Vous avez également échoué au podium avec le Huit mixte. Éprouvez-vous des regrets ?
C'est un bateau qu'on n'a pas préparé. On n'a même pas ramé une seule fois ensemble en stage. La course était le dimanche matin, on a ramé pour la première fois le samedi après-midi. On ne connaissait pas le niveau des autres bateaux. Vu qu'il n'y avait que six bateaux, on était directement en finale. On a tout tenté mais au bout de 700 mètres de course (sur 2000 mètres), la sono du barreur nous a lâchés. C'est sûrement ça qui nous a coûté notre médaille. Malgré tout, ça restait une très belle course.
L'Union - Sylvain Pohu
La rameuse de Reims était embarquée sur le 8 mixte français, ce dimanche 26 juillet. Les Bleus ont fini quatrième, malgré un bon final.
Au lendemain de sa médaille de bronze gagnée en deux sans barreur, la Rémoise Jeanne Sellier n’est pas passée loin d’un deuxième podium aux Championnats du monde U23, à Duisbourg (Allemagne), ce dimanche 26 juillet.
Fédération Française d'Aviron
https://www.ffaviron.fr/medaille-de-bronze-pour-le-deux-sans-barreur/
Première médaille française de ces championnats du monde U23 à Duisbourg ! Au terme d’une nouvelle fin de course exceptionnelle, Jeanne Sellier (Cercle Nautique des Régates Rémoises) et Louise Dinard (Société Nautique de la Basse-Seine) sont montées sur la troisième marche du podium mondial en deux sans barreur féminin. Une journée marquée également par la quatrième place prometteuse d’Erwan Chamouleau en skiff PR3 et celle de Léa Herscovici et Milla Massemin en deux de couple féminin.
Les premières finales de la journée se sont disputées dans une ambiance digne des grands rendez-vous. Un public nombreux bordait la ligne d’arrivée, tandis que les supporters français donnaient de la voix pour pousser les équipages tricolores dans leurs derniers coups de rame !
Premier Français en lice, Erwan Chamouleau (A Scorff Lorient) découvrait le très haut niveau à seulement 16 ans. Dans cette finale du skiff PR3, l’Italien, l’Australien et l’Ouzbek prenaient rapidement le large, laissant le Français en quatrième position après les premiers 500 mètres. Les écarts se creusaient progressivement avant que l’Allemand ne revienne à sa hauteur dans les derniers mètres. Mais le jeune Lorientais trouvait les ressources pour relancer son bateau, accélérer la cadence et résister jusqu’à la ligne d’arrivée. Il décroche ainsi une très belle quatrième place mondiale pour sa toute première compétition internationale.
Quelques minutes plus tard, Jeanne Sellier (Cercle Nautique des Régates Rémoises) et Louise Dinard (Société Nautique de la Basse-Seine) prenaient le départ de la finale du deux sans barreur féminin avec l’ambition de confirmer après leur incroyable remontée réalisée la veille en demi-finale. Les Australiennes imposaient immédiatement leur rythme et viraient largement en tête, tandis que les Françaises évoluaient en fond de peloton avec les Roumaines et les Américaines. À mi-course, les Tricolores comptaient encore un retard conséquent, tandis que l’Australie semblait déjà intouchable. Mais comme en demi-finale, les Françaises avaient gardé le meilleur pour la fin ! Quatrièmes à 250 mètres de l’arrivée, elles lançaient un enlevage spectaculaire pour revenir mètre après mètre sur leurs concurrentes. Dans les derniers coups de rame, elles arrachaient finalement la troisième place et la médaille de bronze.
Un scénario que les deux rameuses avaient parfaitement anticipé. « Notre plan de course était de ne pas laisser nos adversaires prendre trop d’avance. On savait qu’on avait un gros finish », expliquait Jeanne Sellier après l’arrivée. « À 750 mètres de l’arrivée, on s’est dit : « C’est notre moment. Maintenant il faut débrancher. » » Pour Louise Dinard, cette capacité à finir très fort repose avant tout sur la confiance construite entre les deux rameuses. « Le secret de ce finish, c’est la confiance. On sait que si l’une de nous deux part, l’autre va suivre. Avoir Jeanne derrière moi, je sais que je ne serai jamais seule pour monter la cadence. »
« C’est vraiment le mot de notre bateau : la confiance », poursuivait Jeanne Sellier. « On rame ensemble depuis peu, alors on savait que notre seule façon d’avancer, c’était de nous faire confiance. Dès que l’une disait quelque chose, l’autre devait réagir immédiatement. » Pour Jeanne Sellier, qui dispute sa dernière saison en catégorie U23, cette médaille revêt une saveur particulière. « J’ai pensé à Jeanne pour cette dernière course », confiait Louise Dinard avec émotion. Une dernière course ? Pas tout à fait, puisque les deux Françaises retrouveront dès demain le bassin allemand à bord du huit barré mixte.
Dernière finale A de la journée pour le clan français, celle du deux de couple féminin avec Léa Herscovici (Société Nautique du Perreux) et Milla Massemin (Sport Nautique de Nancy). Quatrièmes après les 500 premiers mètres puis à mi-parcours, les Françaises restaient à portée du podium sans jamais perdre le contact. Si les équipages de tête parvenaient progressivement à accentuer leur avance, les Tricolores conservaient également un léger écart sur leurs poursuivantes. À l’entrée des derniers 500 mètres, tout semblait encore possible. Profitant de la bataille entre les Polonaises et les Athlètes Individuelles Neutres pour la deuxième place, les Françaises revenaient dans les derniers mètres, mais leur effort ne suffisait pas à combler l’écart. Elles terminent à une encourageante quatrième place mondiale.
Plus tôt dans la matinée, deux équipages français avaient conclu leur championnat lors des finales B.
En quatre sans barreur masculin, Lucas Fauché (Société Nautique de Monaco), Odysseas Tubidis (Boulogne 92), Alan Mitchell (Club d’Aviron de Saint-Cassien) et Jules Bel-Mouchard (Sport Nautique de Nancy) réalisaient un bon départ pour s’installer en deuxième position derrière les Allemands. Toujours deuxièmes à mi-course, ils voyaient les Canadiens revenir puis les dépasser à 700 mètres de l’arrivée. Les Français ne lâchaient pourtant rien. Grâce à un superbe enlevage dans les 200 derniers mètres, ils revenaient à hauteur des Canadiens puis les dépassaient à une centaine de mètres de la ligne. Ils échouaient finalement à quelques mètres seulement des Allemands et prennent la deuxième place de cette finale B, synonyme de huitième place mondiale.
Le quatre de couple masculin composé d’Elouen Chenede (Boulogne 92), Pierre Molins (Valenciennes Université Club), Jordan Godde (Rowing Club de Cannes-Mandelieu) et Ywan Faye (Aviron Club de Lyon Caluire) disputait lui aussi sa finale B. Cinquièmes après les 500 premiers mètres puis à mi-course, les Français restaient constamment au contact de leurs adversaires. Ils dépassaient successivement les Athlètes Individuels Neutres puis les Néerlandais avant les 1 500 mètres et semblaient en mesure de revenir sur les Slovaques dans le sprint final. Malgré une très belle remontée, ils échouaient finalement à seulement deux dixièmes de seconde de la deuxième place. Troisièmes de cette finale B, ils terminent neuvièmes de ces championnats du monde.
Les championnats du monde U23 s’achèveront dimanche avec les trois dernières chances de médaille françaises. Rose Gallen et Elena Chevrier Da Costa disputeront la finale du deux de couple poids légers féminin, tandis que Léo Desmolles et Albin Delacommune seront engagés en deux de couple poids légers masculin. La délégation tricolore sera également au départ du huit barré mixte, une épreuve dans laquelle la France est engagée pour la première fois.
" J’espère franchir un cap cette année "
Sport Club Reims - Julien Lampin
https://www.sportclub-reims.fr/2023/09/jeanne-sellier-jespere-franchir-un-cap-cette-annee/
Après un courte pause cet été et une longue et difficile saison gênée par des ennuis de santé, Jeanne Sellier compte bien repartir du bon pied cette année pour sa deuxième année U23. Avec lucidité et ambition, elle a répondu à toutes nos questions, avec le sourire.. ( la suite de l'interview sur le site de Sport Club Reims )
La Rémoise Jeanne Sellier en bronze à Varèse
L'Union - Sylvain Pohu
Comme sa camarade de club Noémie Sepe, la sociétaire du Cercle Nautique des Régates Rémoises est montée sur le podium en Italie.
Après la médaille de bronze de Noémie Sepe avec le quatre de couple poids léger chez les U23, une autre rameuse du Cercle Nautique des Régates Rémoises est montée sur le podium des Championnats du monde qui se sont déroulés à Varèse en Italie. En U19, Jeanne Sellier et le quatre sans barreur tricolore se sont également parés de bronze, ce dimanche 31 juillet, devancés par l’Italie et la Roumanie. Le huit juniors garçons avec à son bord Alexandre Jolard et Maxime Eymard s’est classé 6e de la finale A lors du dernier jour de compétition.
Aviron - Euro U19. Trois Rémois sur le front lombard
L'Union - Ch. Devaud
https://www.lunion.fr/id373254/article/2022-05-20/aviron-euro-u19-trois-remois-sur-le-front-lombard
En Italie, les chanceux de médailles continentales existent pour Jeanne Sellier, Alexandre Jolard et Maxime Eymard cette fin de semaine.
Jeanne Sellier – avec sa compère de Saintes, Léontine Fouquet, titre de championnes de France à l’appui le mois dernier en deux de pointe sans barreur à Cazaubon – Maxime Eymard (à droite) et Alexandre Jolard sont à l’Euro italien de Varèse, cette fin de semaine. Si la première demeure sur la coque qui l’a sacrée dans le Gers, le binôme masculin du Cercle Nautique des Régates Rémoises, argenté, lui, en pair-oar sur les France en bateaux courts, a profité des tests lors du stage préparatoire à Vaires-sur-Marne pour intégrer le huit barré tricolore.
Sellier-Fouquet, une paire pleine d’avenir
L'Union - Sylvain Pohu
https://abonne.lunion.fr/id343016/article/2022-02-17/aviron-sellier-fouquet-une-paire-pleine-davenir
REIMS. Désormais réunies dans le même bateau, la Rémoise et la Saintaise pensionnaires du Pôle France de Nantes, possèdent visiblement un gros potentiel.
Elles ont passé la semaine dernière ensemble à ramer à Reims, cette semaine elles le font à Saintes avant de rallier le stage de l’équipe de France à Temples sur Lot lundi prochain. Jeanne Sellier (18 ans en mars) et Léontine Fouquet (17 ans) ne se quittent plus, en plus d’être toutes les deux pensionnaires du Pôle France de Nantes depuis le début de l’année scolaire.
La paire de juniors a été constituée en décembre lors de piges où Jeanne Sellier avait impressionné les entraineurs nationaux. Le potentiel de l’association leur a tout de suite sauté aux yeux.
Thierry Oudinet, le directeur technique du Cercle Nautique des Régates Rémoises, qui a supervisé les entrainements sur le canal la semaine dernière, le confirme. La paire Sellier-Fouquet devrait faire parler la poudre la saison prochaine, notamment aux championnats de France de bateaux courts de Cazaubon (Gers) à la mi-avril, première étape en vue d’une éventuelle sélection pour les championnats d’Europe.
« On est assez complémentaire, reconnaît Jeanne Sellier. On se comprend assez bien. Dés que ça ne va pas, on essaye de trouver la solution à deux. On se pose, on discute, et ensuite, on essaye de mettre des choses en place. Même si ça ne marche pas, on ne se prend pas la tête. On essaye d’avancer ». La vice-championne du monde de la catégorie avec le Quatre sans barreur tricolore à Plovdiv en Bulgarie l’été dernier, coque dans laquelle ne figurait pas Léontine Fouquet, encore cadette à ce moment-là, peut s’appuyer sur son jeune vécu pour guider le nouvel attelage. « Je prends un peu les choses en main mais on se met d’accord ensemble. Il n’y a pas de chef en soi. » avoue la licenciée des Régates Rémoises depuis qu’elle est minime. « Toujours fidèle », alors que ses parents vivent à Paris mais dont les grands-parents habitent à 100 mètres du club. « il faut aller chercher encore plus haut. Ça met de la pression à Léontine mais je sais qu’on a les capacités. ».
Mondiaux juniors - 5 médailles pour les Bleuets à Plovdiv
Mag Aviron - Fabrice Petit
https://www.magaviron.fr/mondiaux-juniors-cinq-medailles-pour-les-bleuets-a-plovdiv/
"C'était au tour de Céline Gorguet, Léa Herscovici, Jeanne Sellier et Agathe Oudet de prendre le départ de la finale A du quatre sans barreur féminin. Les roumaines n'ont laissé planer aucun doute sur leurs intentions en prenant la tête de la course dés le départ, ne la lâchant plus jusqu'à l'arrivée. Les tricolores pointaient encore à la quatrième place au passage des 1500 mètres, avant de lancer leur enlevage et remonter sur leurs adversaires, franchissant la ligne d'arrivée en deuxième position et décrochant l'argent mondial."
La Rémoise Jeanne Sellier vice-championne du monde juniors d’aviron
Sport Club Reims - Julien Lampin
"Si l’aviron française a été globalement en difficulté à Tokyo lors des Jeux, elle s’est en revanche bien comportée ce week-end à Plovdiv, en Bulgarie, avec ses jeunes, lors des championnats du monde juniors. Les Bleus reviennent avec un titre et cinq médailles dont une en argent pour la Rémoise Jeanne Sellier, embarquée le Quatre sans barreur.
Le Cercle Nautique des Régates Rémoises était derrière les écrans ce dimanche. Ils étaient surtout derrière Jeanne Sellier, la licenciée rémoise engagée dans le Quatre sans barreur de l’équipe de France avec Léa Herscovici, Céline Gorguet et Agathe Oudet. En vue, une médaille mondiale. La mission est donc réussie. Sur le bassin de Plovdiv, en Bulgarie, l’embarcation tricolore avait emmagasiné un maximum de confiance en fin de semaine en remporté avec autorité leur série, se qualifiant directement pour la finale, sans passer par les repêchages.
Un équipage jeune mais non sans caractère qui est allé cherché une belle 2e place au terme d’une finale accrochée. Les quatre premières embarcations se tiennent en effet en moins de deux secondes. Au milieu de cette bataille, les Bleuettes ont eu recours à un gros final tandis qu’elles étaient encore hors du podium à 500m de l’arrivée. Une belle fin de course qui a permis de remonter les Etats-Unis et l’Italie d’une courte tête et de terminer juste derrière la Roumanie. Une belle médaille d’argent pour Jeanne Sellier, le CNRR et l’Equipe de France juniors."
La Rémoise Jeanne Sellier médaillée d’argent avec le Quatre sans barreur tricolore
L'Union - Sylvain Pohu
"Vainqueurs de sa série jeudi 12 août, le Quatre sans barreur de l’équipe de France juniors composée de la Rémoise Jeanne Sellier, de Léa Herscovici, de Céline Gorguet et d’Agathe Oudet visait le podium des championnats du monde de la catégorie ce dimanche 15 août. À Plovdiv en Bulgarie, l’embarcation tricolore s’est emparée de la médaille d’argent, n’étant devancée que par les Roumaines."